Le 19 octobre 2026, Meta a déclaré au Tribunal supérieur électoral (TSE) du Brésil avoir pris des mesures pour garantir un traitement égal aux campagnes de Luiz Inácio Lula da Silva et de Flávio Bolsonaro. L’entreprise a aussi dit avoir examiné 1 204 publications politico-électorales potentiellement synthétiques. Le TSE avait demandé à Meta de démontrer cette égalité sous 24 heures et porté l’amende journalière encourue en cas de non-respect de 500 000 à 1 million de réais.
Les chiffres déclarés par Meta
Dans sa réponse, Meta a ventilé les 1 204 publications en trois catégories. Ces chiffres sont ceux que l’entreprise a présentés au tribunal.
| Catégorie déclarée par Meta | Publications |
| Rendues indisponibles | 720 |
| Portaient déjà l’identification requise | 270 |
| Jugées sans lien avec le contenu électoral | 214 |
Meta a également affirmé avoir examiné 255 profils sans y relever de signes de comportement inauthentique coordonné. L’entreprise a demandé au TSE de reconnaître les obligations qu’elle disait avoir remplies, d’écarter les amendes liées à ces mesures et de lui accorder davantage de temps pour fournir les éléments restants.
Ce que couvraient les consignes du TSE
Les consignes rapportées allaient au-delà de la portée des publications dans le fil d’actualité. Elles portaient aussi sur les recommandations, les restrictions dans les résultats de recherche et les ajustements des indicateurs liés aux contenus politiques et électoraux. Les exigences rapportées comprenaient également des comptes rendus en portugais, des informations individualisées sur les publicités politiques et la documentation des mesures prises concernant la promotion restreinte de publications.
Un même nombre de suppressions n’est pas la seule mesure pertinente : deux campagnes soumises aux mêmes critères peuvent produire des totaux différents selon les contenus concernés. Les consignes décrites portaient aussi sur la façon dont les contenus étaient diffusés, recommandés et trouvés.
Les accusations et la réponse de Meta
La campagne de Lula avait dénoncé des difficultés à trouver ou à promouvoir son profil, des restrictions touchant certains contenus de campagne et des réponses différentes de Meta AI à des demandes de génération d’images liées aux candidats. Meta a nié tout favoritisme politique.
Dans un article publié le 16 octobre, Associated Press rapportait que Meta attribuait les incidents cités à des perturbations techniques mondiales, à ses mesures antifraude et au respect de la réglementation. L’entreprise avait aussi évoqué une faille liée à des prénoms génériques associés à des numéros électoraux, qui avait affecté temporairement certaines demandes d’images par IA. NeoTeo avait déjà couvert les défaillances techniques que Meta associait aux incidents touchant la campagne de Lula.
L’injonction du TSE demandait à Meta de démontrer l’égalité de traitement; elle ne concluait pas que l’entreprise avait délibérément favorisé un candidat.