Le 20 octobre 2026, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé que Lunar Link avait achevé sa dernière grande campagne d’intégration et d’essais chez Thales Alenia Space, à Cannes. L’ESA a décrit le système de télécommunications comme prêt au vol après ces essais menés au sol. Son utilisation future fait désormais l’objet d’études de l’agence.
Une campagne d’essais sur le système complet
L’ESA rapporte que le système a terminé une campagne d’essais environnementaux. Pour son premier essai complet, les équipes l’ont relié à deux antennes à haut gain. Durant l’été 2026, elles ont aussi réalisé un essai de déploiement d’antenne assisté par ballon avec Lunar Link au complet. En juillet, le système a été soumis à des essais de compatibilité électromagnétique à Cannes.
Une liaison testée avec un utilisateur lunaire simulé
À l’été 2026, NASA Johnson Space Center a fourni des racks simulant un utilisateur sur la Lune pour une démonstration de communications de bout en bout. L’ESA indique que le test, qui incluait le chiffrement, a réussi. Cette démonstration terrestre a permis de tester la liaison avec un utilisateur simulé.
De Gateway aux usages futurs étudiés
Lunar Link était initialement destiné au module d’habitation HALO de la NASA, dans le cadre du programme Gateway. Il a été conçu pour assurer des communications entre des engins en orbite lunaire et des utilisateurs à la surface de la Lune. Après l’évolution des plans de Gateway, l’ESA examine d’autres scénarios.
En juillet 2026, l’agence a lancé un appel d’offres pour étudier le transfert du système en orbite lunaire et son exploitation comme relais de communications autonome. Cette configuration nécessiterait une plateforme équipée d’une antenne supplémentaire pour la liaison avec la Terre. Les études portent aussi sur une éventuelle coopération avec Moonlight et sur l’ajout possible de charges utiles scientifiques ou technologiques.
La revue et les étapes suivantes
L’ESA et Thales Alenia Space ont commencé la revue de qualification et d’acceptation en septembre 2026. Dans son annonce du 20 octobre, l’ESA prévoyait qu’elle s’achève avant la fin de l’année. Une dernière mise à jour logicielle devait ensuite précéder le stockage contrôlé du matériel.